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Combien coûte un intranet sur-mesure

Combien coûte un intranet sur-mesure

Combien coûte un intranet sur-mesure ? Parmi les quatre grilles françaises qui le chiffrent, celle d’Intranet Inside est la seule à poser un seuil d’effectif chiffré. Elle situe le sur-mesure à partir de 30 000 euros pour une société de 50 à 250 personnes, et à partir de 100 000 euros au-delà de 250. Deux traits de cet outil font de l’effectif un repère utile : la liste des utilisateurs y est la liste du personnel, et le contenu ne vient d’aucun éditeur, il vient de vos services. Reste à savoir dans quelle tranche vous tombez, ce qu’un abonnement coûterait pour le même effectif, ce que votre licence bureautique contient déjà, et quelle dépense aucun de ces devis ne porte. La page finit sur les trois nombres à relever avant le premier rendez-vous.

Trente mille euros ou cent mille, selon le nombre de salariés

Quatre sources françaises chiffrent un projet d’intranet, et leurs montants ne se recoupent pas. L’écart vient de ce que chacune a rangé derrière le mot sur-mesure.

Quatre grilles, et la seule qui pose un seuil chiffré

Intranet Inside classe les deux voies par taille d’entreprise. Pour une société de 50 à 250 personnes, elle situe l’intranet clé-en-main entre 5 000 et 30 000 euros et le sur-mesure à partir de 30 000. Au-delà de 250 personnes, le clé-en-main occupe la tranche de 20 000 à 100 000 euros et le sur-mesure démarre à 100 000. Powell Software garde le critère de la taille sans poser de seuil chiffré : une petite entreprise aux fonctions de base se situe entre 5 000 et 10 000 euros, une organisation plus grande aux besoins complexes entre 20 000 et 50 000 euros ou plus, et un intranet basique peut coûter jusqu’à 15 000 euros. La même page annonce une moyenne comprise entre 15 000 et 100 000 dollars, ce qui donne la mesure de l’écart que ces grilles assument. Sharing Data ne classe pas par effectif et publie trois formules fermes, 8 000 euros, 25 000 euros et 80 000 euros. Codeur s’en tient à une échelle ouverte, de quelques milliers d’euros à plusieurs dizaines de milliers pour un grand groupe comptant plusieurs milliers d’utilisateurs.

Trois de ces quatre sources gardent une notion de taille, et c’est la lecture qui vous servira le mieux. Une entreprise qui reste sous le seuil de 250 personnes et un groupe qui compte ses utilisateurs par milliers ne commandent pas un intranet plus ou moins riche, ils commandent un outil qui ne s’adresse pas au même nombre de publics. La première publie pour des salariés qui travaillent au même endroit et lisent les mêmes notes. Le second publie pour des filiales qui gardent leurs règles locales, pour des établissements éloignés du siège, dans plusieurs langues, et pour des directions dont les annonces ne visent pas le même lectorat.

Le montant suit le nombre de versions d’une même rubrique

Une rubrique publiée à l’identique pour tout le personnel se développe une fois. La même rubrique, dont le contenu change selon l’établissement, le métier ou la filiale du lecteur, se développe autant de fois qu’il existe de variantes à paramétrer, puis à contrôler une par une. Le montant se déplace à cet endroit. Comptez donc les variantes avant de compter les écrans.

Cette découpe se lit dans votre annuaire d’entreprise, le référentiel qui sait qui travaille où et dans quel service. Ce fichier porte les données personnelles de l’ensemble du personnel, donc la question de qui y accède et de ce qu’il en advient si vous changez de prestataire se règle avant celle du prix. Un annuaire tenu à jour, qui porte l’établissement et le rattachement de chaque personne, fournit ces règles d’affichage sans travail supplémentaire. Un annuaire incomplet oblige à ressaisir ces informations ailleurs, et cette ressaisie devient un poste du devis. C’est le premier endroit à regarder avant d’aligner deux propositions, puisqu’un intranet dont l’annuaire commande les accès se règle tout seul là où un autre demande un réglage manuel par personne.

Le sens de la publication compte autant. Un intranet où seule la communication interne publie demande un jeu de gabarits et un circuit de validation. Ouvrir la publication à chaque service demande en plus des rôles, des périmètres, et une reprise en main quand un contributeur part. Cette seconde forme coûte plus cher à construire, et elle réduit ensuite la charge de la communication interne, ce qui en fait un arbitrage sur la durée autant que sur le montant de départ. Nous lui consacrons la page sur l’intranet dont les métiers publient eux-mêmes.

Ce que le même intranet coûterait en abonnement par salarié

Les éditeurs facturent au nombre de personnes à qui vous ouvrez un compte. Sur un outil interne dont les utilisateurs sont vos salariés, cette base grandit avec vos recrutements, indépendamment de l’usage que chacun en fait. Un devis de développement repose sur un tout autre calcul, et les deux se comparent.

Le prix par salarié et par mois, et le plancher qui l’accompagne

Intranet Inside donne l’ordre de grandeur de cet abonnement par utilisateur, 2 à 10 euros par utilisateur et par mois, soit selon son calcul 1 200 à 6 000 euros par an au minimum pour 50 salariés, et 6 000 à 30 000 euros par an au minimum pour 250 salariés. La même source relève des forfaits annuels minimum de 20 000 euros par an chez certains éditeurs. Une structure qui espérait payer à proportion de sa taille se retrouve sous ce plancher.

Son benchmark détaille ensuite les tarifs publics, tous fondés sur une licence par utilisateur. Intranet Inside se vend à partir de 795 euros par mois. Workvivo démarre à 20 000 euros par an, pour des organisations d’au moins 250 utilisateurs. Staffbase tourne autour de 30 000 dollars par an pour 1 000 employés. Viva Engage va de 2 à 12 euros par utilisateur et par mois, avec la dépendance à l’environnement Microsoft que la source signale elle-même. SharePoint Online revient autour de 5 euros par utilisateur et par mois, avec la limite que le benchmark note à côté, une personnalisation complexe.

L’année où les deux colonnes se rejoignent

Ces deux modes de facturation se comparent avec des chiffres dont vous disposez déjà, sans prestataire. D’un côté, ce que l’abonnement de votre choix coûterait sur une année pour votre effectif. De l’autre, le devis de développement, augmenté des lignes qui se reconduisent une fois l’outil livré. Intranet Inside décrit le coût total de possession comme la somme du prix initial, des frais de maintenance annuels et des évolutions prévues sur un an ou trois ans. Alignez les deux colonnes sur la même durée, en gardant d’un côté ce qui se paie une fois et de l’autre ce qui revient chaque année, et l’année où les deux totaux se rejoignent apparaît. Prenez pour cet exercice l’effectif de l’horizon que vous retenez, un an ou trois ans, plutôt que celui d’aujourd’hui, puisque c’est lui que l’abonnement facturera.

Le résultat penche vers l’abonnement tant que vos publics internes lisent les mêmes contenus et disposent tous d’un poste de travail. Il bascule dès qu’une partie de votre personnel n’entre pas dans le modèle de comptes de l’éditeur, ou dès que vos filiales réclament des rubriques que le produit ne sait pas cloisonner.

SharePoint, l’intranet déjà inclus dans votre suite bureautique

Une entreprise dont la suite bureautique inclut SharePoint dispose du produit avec lequel Microsoft documente lui-même la construction d’un intranet. La question porte alors sur ce que sa mise en état demande, à licence inchangée.

La documentation de Microsoft nomme ce travail sans le minimiser. L’éditeur pose l’architecture de l’information comme une condition préalable à un intranet, et décrit sa conception comme un travail demandant une connaissance du domaine, une connaissance du contenu, une compréhension de l’expérience utilisateur et une maîtrise des pratiques de l’outil. La même page ajoute que ce travail reste un processus continu, puisque les organisations, les personnes et les projets changent. Elle nomme aussi une contrainte qui pèse sur les groupes publiant dans plusieurs langues : le nom du site, la navigation et le pied de page se traduisent manuellement dans chaque langue activée.

Ce que vous économisez sur une licence supplémentaire se reporte sur la mise en œuvre, et le total dépend de ce que vous demandez au produit. Une entreprise dont les salariés travaillent tous sur un poste, qui publie les mêmes contenus pour l’ensemble du personnel et n’a pas de filiale à cloisonner, tire de SharePoint un intranet qui tient, et le développement n’a rien à y ajouter. Relevez plutôt les endroits où vos équipes contournent déjà le produit, et comptez-les. C’est ce relevé qui tranche chez vous, bien mieux qu’une liste de fonctions comparées.

Le contenu que vos services écrivent, et l’entretien qui suit

Un intranet est livré vide, et ce sont vos services qui le remplissent. Le travail d’écriture, de tri et de mise à jour se fait chez vous, il commence avant l’ouverture, et il ne s’arrête plus ensuite. Deux lignes suivent le même rythme du côté du prestataire, l’entretien de l’outil et son hébergement.

Ce que la migration des pages actuelles ajoute au devis

Intranet Inside range la reprise de contenu parmi les postes à budgéter. Transférer les données existantes en cas de refonte, ou créer les contenus du lancement d’un nouvel intranet, représente selon elle un investissement en temps important. La même source ajoute que cette intégration n’est pas un coût financier direct, puisqu’elle se fait souvent en interne, et qu’elle entre au budget dès lors que le prestataire s’en charge ou vous accompagne.

Le chiffrage de ce lot repose sur deux relevés qui ne peuvent venir que de chez vous. Le volume d’abord, le nombre de pages et de documents déjà présents dans l’intranet actuel ou dans les dossiers partagés. Ce qui reste valable ensuite, parce qu’une refonte est le moment où le tri se fait à moindre coût, avant que la migration ne le facture. Un lot de reprise chiffré sur le volume brut vous fait payer le déplacement de pages que vos équipes ont cessé d’ouvrir.

Les personnes qui publieront, et le temps qu’elles y passeront

Microsoft énumère les rôles autour desquels un intranet s’organise, des propriétaires d’intranet à l’échelle de l’organisation, des propriétaires métier par direction, des administrateurs informatiques, des propriétaires de hub, des propriétaires de site et des créateurs de contenu. Ce sont des responsabilités à attribuer nommément, à des personnes qui ont déjà un métier, et le temps qu’elles y consacreront est une dépense portée par vos services, absente de tout devis.

La conduite du changement se chiffre à côté. Intranet Inside sépare la formation des administrateurs, qui tiennent l’outil au quotidien, de celle des utilisateurs finaux, dont dépend l’usage. La même source range parmi les coûts indirects la mobilisation des équipes pendant le projet, la productivité perdue tant que les informations restent dispersées, et l’échec du projet faute d’adoption suffisante. Ce dernier point est le seul de la liste qui annule la dépense entière au lieu de l’augmenter, et c’est pourquoi le taux d’adoption se joue pendant le cadrage, au moment où ces rôles reçoivent des noms, et non une fois l’outil ouvert.

Dix à vingt pour cent du projet, ou un forfait mensuel

Les deux grilles qui donnent un prix d’entretien ne reposent pas sur la même base. Intranet Inside conseille de prévoir en moyenne 10 à 20 pour cent du coût initial du projet par an au titre de la maintenance annuelle, pour le support technique, les mises à jour logicielles et les évolutions fonctionnelles. Sharing Data annonce une maintenance de 500 à 2 000 euros par mois, et y range l’hébergement sécurisé, les mises à jour, le support technique et les évolutions. La première grille suit la taille de ce que vous avez fait développer, la seconde annonce un montant qui ne s’y indexe pas. Demandez laquelle des deux logiques votre devis applique, et ce que son montant recouvre, parce que les périmètres ne se répondent pas d’une grille à l’autre.

L’hébergement mérite une question à lui seul. Intranet Inside écrit que ces frais sont assumés par l’éditeur en mode hébergé, et par vous quand il tourne sur vos propres serveurs. Sur un outil que vous faites développer, la place occupée croît à mesure que vos services publient, et cette ligne se prévoit avant la signature. Comptez de même l’interconnexion si le portail doit rester aligné sur les mouvements du personnel, puisque brancher l’intranet sur le logiciel qui tient la liste des salariés évite d’ouvrir et de fermer les comptes manuellement à chaque arrivée et à chaque départ.

Effectif, volume de contenus, contributeurs : les trois nombres à relever

Trois nombres décident de votre tranche, et aucun ne demande un rendez-vous pour être relevé. Ce sont ceux que le premier devis vous demandera.

Le premier nombre est celui des personnes à qui vous ouvrirez un compte, celles qui n’ont ni ordinateur ni adresse professionnelle comprises. Les salariés en atelier, en dépôt, en intérim ou en alternance, comme ceux qui travaillent chez vos clients, entrent dans ce nombre dès lors qu’ils doivent lire vos notes internes, et c’est ce nombre qu’un abonnement facturerait. Ce compte sert aussi à vérifier ce que vous attendez de l’outil, puisqu’un intranet publie ce qui s’adresse à tous, quand le dossier personnel de chaque salarié relève d’un autre outil, avec son propre chiffrage.

Le deuxième est le volume de contenus, le même relevé que celui qui chiffre plus haut la reprise de contenu. Il produit deux lignes de devis distinctes, la reprise de l’existant et la création initiale, que les prestataires réunissent volontiers dans un forfait unique.

Le troisième est le nombre de personnes qui publieront, service par service, avec leurs noms. Il décide du reste. Une poignée de contributeurs réunis dans un même service justifie des gabarits simples et un circuit court. Des contributeurs répartis dans plusieurs directions appellent des rôles, des validations et une reprise des droits dès que l’un d’eux change d’affectation. La gouvernance éditoriale se dessine à cet endroit, et c’est elle qui fixe aussi les rubriques à ouvrir en premier, une décision que détaille la construction d’un intranet d’entreprise.

Ces trois nombres donnent aussi la découpe à exiger sur chaque devis reçu, une ligne pour le développement, une pour la reprise de contenu, une pour l’entretien annuel. Un total unique ne dit pas lequel des trois postes le prestataire a sous-estimé.

Ouvrir le sujet avec un inventaire de vos publications

Si votre suite bureautique couvre déjà ce que vous voulez publier, un développement n’a pas lieu d’être, et c’est la réponse que vous obtiendrez de nous. L’inventaire qui ouvre un projet d’intranet chez Naratys sert d’abord à trancher cette question, avant tout chiffrage : où s’écrivent aujourd’hui vos publications internes, qui les tient, sous quel format elles sortent de l’outil qui les héberge. Cet échange initial ne demande ni maquette ni cahier des charges déjà rédigé, seulement un accès à ce qui existe pour de vrai dans vos services. Il donne du même coup les deux postes qui creusent l’écart entre deux propositions, le volume à reprendre et le nom des futurs contributeurs. Deux devis bâtis sur le même effectif s’écartent presque toujours sur ces deux postes, la reprise de contenu et les contributeurs, rarement sur le développement seul. Quand le développement se justifie, le projet se découpe en lots à partir des modules que porte un intranet développé pour vous. Vous restez propriétaire du code livré comme des contenus publiés.

Sources

Quel est le budget d’un intranet, fourchettes clé-en-main et sur-mesure, coûts par poste et benchmark des éditeurs, Intranet Inside, consulté le 09/09/2026, https://www.intranet-inside.com/quel-budget-pour-un-intranet/

Combien coûte la création d’un intranet, Powell Software, consulté le 09/09/2026, https://powell-software.com/fr/resources/blog/combien-coute-la-creation-d-un-intranet/

Prix intranet et extranet 2026, tarifs et devis, Sharing Data, consulté le 09/09/2026, https://sharing-data.fr/prix/intranet-extranet/

Quel est le prix de création d’un intranet, Codeur, consulté le 09/09/2026, https://www.codeur.com/pages/prix-intranet

Introduction à l’architecture des informations SharePoint, documentation officielle, Microsoft Learn, mise à jour du 25/06/2026, consultée le 09/09/2026, https://learn.microsoft.com/fr-fr/sharepoint/information-architecture-modern-experience

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