Créer un site institutionnel
Créer un site institutionnel commence par un inventaire : ce que vous racontez déjà de votre entreprise, où ces informations se trouvent, et qui détient la version qui fait référence.
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Votre site décrit votre offre, vos interlocuteurs cherchent votre entreprise
Un site institutionnel réunit ce qu’une entreprise dit officiellement d’elle-même : son histoire, ses métiers, ses implantations, ses chiffres, ses engagements, ses publications. Sa particularité tient à sa source. Un site commercial se construit sur une offre que vous maîtrisez déjà. Un site institutionnel se construit sur une matière que plusieurs services détiennent, dans des formats prévus pour autre chose que le web.
Cette matière existe déjà chez vous, répartie dans des supports écrits pour d’autres usages : la plaquette d’un salon, un rapport d’activité mis en page une seule fois, la dernière réponse à un appel d’offres, les notes que vos recruteurs utilisent en entretien. Chacun répond à une occasion précise, sort d’un service différent et affiche une date différente. Aucun ne fait autorité sur les autres, et le choix du document à citer revient à celui qui répond ce jour-là.
Le projet consiste donc à trancher avant de construire. Quelle version de chaque information fait référence, quel service en répond, à quelle vitesse elle change. Ces trois réponses décident du contenu des pages et de la façon dont vos équipes les tiendront. La fabrication du site vient après cet arbitrage.
Ce type de site reste en ligne plus longtemps que vos supports commerciaux. Une plaquette se refait à chaque campagne. Une page de présentation tient des années et se corrige phrase par phrase, quand sa construction a prévu ces retouches. C’est ce qui décide de la forme des pages, davantage que le nombre de rubriques. La page site institutionnel et corporate couvre le sujet dans son ensemble, avec ses variantes pour une entreprise qui porte plusieurs marques.
Les signaux qui poussent une entreprise à créer un site institutionnel
Ces cinq situations décrivent le même manque, chacune sous un angle différent.
Elle a le format d'un document imprimé, elle porte des chiffres d'il y a deux exercices, et elle circule en pièce jointe. Une plaquette qui voyage par mail reste hors de portée d'un moteur de recherche.
Effectif, année de création, implantations, certifications et références : quelqu'un chez vous recompose ce même bloc à chaque dossier, en repartant du dossier précédent.
Le reste du site parle de vos produits et de vos prestations. Un visiteur venu pour l'entreprise repart avec un paragraphe et une photo de façade.
Le commercial cite un effectif dans sa proposition, le recrutement en affiche un autre sur son annonce. Aucune des deux versions ne s'appuie sur une source commune.
Des bases d'entreprises et des plateformes d'avis publient déjà une version de vous : effectif approximatif, dirigeant sorti, activité mal classée. Un visiteur qui cherche votre nom tombe dessus au même titre que sur votre site.
Ces cinq situations ont un point commun : l’information existe, elle circule, et elle échappe à celui qui devrait la tenir. Un site institutionnel lui donne une adresse publique et une date de révision. Reste à qualifier votre besoin réel avant de lancer quoi que ce soit. Une entreprise qui cherche d’abord des demandes commerciales gagne à regarder du côté de créer un site vitrine professionnel, dont les pages mènent à un formulaire. Un projet institutionnel se juge sur ce qu’un tiers apprend de vous sans avoir à vous écrire.
Les contenus institutionnels que nous construisons avec vous
Le jeu de chiffres de référence et sa gouvernance — une date et un service qui en répond pour chaque donnée — sont systématiques sur tout projet : c'est ce qui évite qu'une fiche tierce ou un document interne fasse référence à votre place. Le reste de la grille se choisit sur ce que vous avez déjà à publier et sur ce que vos interlocuteurs vous réclament.
Reprise de vos documents officiels
Plaquette, rapport d'activité, réponses aux appels d'offres : nous en tirons la matière des pages, vous nous dites ce qui reste valable.
Arborescence institutionnelle
Les rubriques dessinées sur les questions que vos interlocuteurs vous posent, avec les emplacements ouverts pour les pages à venir.
Jeu de chiffres de référence
Nous tenons votre effectif, votre année de création, vos implantations et vos certifications dans une source unique, reprise partout où le site en a besoin.
Information datée et attribuée
Chaque donnée qui vieillit porte sa date de dernière révision et le service qui en répond.
Présentation longue de l'entreprise
Votre histoire, vos métiers et vos engagements dans un modèle de page que vos équipes complètent année après année.
Fiches d'implantation
Un même modèle pour chaque site, agence ou usine, avec son adresse, son activité et son contact sur place.
Lisibilité et accessibilité des pages
Nous tenons les contrastes, les tailles de texte et la navigation au clavier, et vos documents restent lisibles à l'écran comme à l'impression.
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Où se trouve aujourd'hui la présentation officielle de votre entreprise ?
Un premier échange suffit pour avancer. Notez si vous le pouvez les documents qui portent votre présentation officielle.
Les cinq étapes d'une création de site institutionnel
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Nous relevons vos supports existants, puis les demandes écrites que des tiers vous adressent sur l'entreprise. La comparaison des deux fait apparaître les pages à créer, les informations qui demandent un arbitrage de votre direction, et celles qui devront porter une date de mise à jour.
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Nous dessinons les modèles que le site répétera, puis nous les remplissons avec vos vrais textes, les longs comme les courts. Un modèle qui tient dans les deux cas évite de retoucher le site à chaque page publiée ensuite.
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La charge visuelle d'un site institutionnel repose sur peu d'éléments : la typographie, la façon de présenter une personne, la place laissée aux photographies de vos sites réels. Nous fixons ces règles pour que deux pages écrites par deux services se ressemblent quand même.
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Les modèles partent en ligne dès que vous les validez, et vos rubriques se remplissent au rythme où la matière vous revient. Nous ouvrons le site quand vos pages les plus réclamées sont complètes, les autres suivent.
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Un site institutionnel se corrige plus qu'il ne se refait. Nous menons avec vous une relecture régulière, page par page, qui sort les chiffres périmés, les dirigeants partis et les rubriques que plus personne n'alimente, puis nous corrigeons ce qu'elle remonte. Cette relecture relève d'un contrat de maintenance et d'évolution à part, en dehors du forfait de création initial.
Créer un site institutionnel : les questions posées avant de lancer
Le déclencheur tient à vos interlocuteurs plus qu’à votre effectif. Une entreprise de cinquante personnes qui répond à des appels d’offres, recrute des profils rares ou travaille avec des groupes plus gros subit le même examen qu’une grande structure. Ses interlocuteurs cherchent son ancienneté, ses références, son organisation et sa solidité. Une entreprise du même effectif dont l’activité passe entièrement par la recommandation locale a un besoin plus léger, et une page de présentation soignée sur son site actuel lui suffit. La question à se poser porte donc sur le nombre de personnes qui vous évaluent avant de vous parler.
.Une première mise en ligne tient sur ce que vos interlocuteurs vous réclament déjà. Ce socle donne une présentation de l’entreprise, une page de métiers, une page d’implantations, une page de contact et une rubrique d’actualités qui démarre vide. Le reste s’ajoute quand la matière existe, parce qu’une rubrique creuse coûte davantage qu’une rubrique repoussée. Nous ouvrons donc avec un petit nombre de pages complètes, en construisant en même temps les modèles des pages suivantes.
.C’est une décision de direction, jamais une décision technique. Trois repères aident à trancher. Un chiffre déjà public par ailleurs gagne à figurer aussi chez vous, parce que votre version porte votre contexte et votre date. Un chiffre que vos interlocuteurs demandent systématiquement fait gagner du temps à tout le monde une fois en ligne. Un chiffre qui bouge chaque trimestre demande un propriétaire nommé avant de rejoindre le site, sinon il reste affiché avec sa valeur périmée et vos interlocuteurs la citent telle quelle. Nous posons ces trois questions sur chaque donnée envisagée, et ce qui reste sans propriétaire reste en dehors du site.
.Un modèle convient tant que votre entreprise correspond à ce qu’il prévoit. Il tient moins bien à partir du moment où vous le contournez : une rubrique glissée dans un menu qui ne l’attendait pas, un tableau d’implantations recopié à la main, un document mis en ligne parce que la page qui devrait l’accueillir manque. Ce moment se repère avant le projet, et c’est ce que nous regardons ensemble en premier. Sur un site qui doit tenir plusieurs années, ce sont ces contournements qui coûtent, bien plus que le prix du modèle de départ.
.Quatre relevés se font sans outil compliqué. Regardez les recherches portant sur le nom de votre entreprise, et ce qu’elles ouvrent en premier. Comptez les visiteurs qui arrivent directement sur vos pages de présentation, d’implantation ou d’engagements. Comparez le temps passé sur ces pages avec celui de vos pages d’offre. Relevez enfin les appels et les mails que vous recevez encore pour une information désormais publiée. Ces quatre mesures se lisent sur plusieurs mois, parce qu’un site institutionnel se juge sur une tendance.
.Ces contenus sortent du site sans difficulté. Une fois que votre direction a écrit, daté et validé votre présentation, elle alimente vos réponses d’appels d’offres, vos dossiers de candidature, vos supports de recrutement et vos présentations commerciales. L’arbitrage que vous faites une fois pour le site vous évite de le refaire à chaque document. Nous livrons donc ces contenus dans un format que vos équipes reprennent librement, indépendamment du site.
.Rien n’oblige ces fiches à disparaître, et elles continueront d’exister après la mise en ligne du site. Ce qui change, c’est que votre site devient la source que ces plateformes et les moteurs de recherche peuvent citer en référence : nous posons sur vos pages un balisage de données structurées qui déclare votre entreprise, ses chiffres et ses implantations dans un format que les moteurs lisent sans ambiguïté, à la date que vous tenez à jour. Une fiche tierce qui reprend un effectif approximatif ou un dirigeant sorti perd alors la seule chose qui la rendait crédible face à votre propre site : le fait d’être la version la mieux datée. Corriger chaque fiche une par une reste un travail à part, mais donner à vos pages ce statut de référence est ce qui change le rapport de force pour les parties prenantes qui cherchent votre nom.
.Réunir, trancher, publier : le déroulé réel d'un projet institutionnel
Réunir la matière avant de dessiner les pages
Le premier travail consiste à rassembler ce que votre entreprise a déjà écrit sur elle-même. Une part de cette matière se trouve en dehors du service communication : dans les dossiers commerciaux, dans les documents de recrutement, dans les pièces administratives.
- Les documents commerciaux. Plaquette, présentation d’entreprise en réunion, mémoire technique d’appel d’offres. Ils contiennent votre histoire, vos chiffres et vos références, dans une formulation que plusieurs personnes ont déjà relue.
- Les documents de recrutement. Annonces publiées, argumentaires d’entretien, plaquette d’école. Ils décrivent vos métiers avec les mots d’un lecteur extérieur, là où vos pages commerciales parlent votre langue interne.
- Les documents réglementés ou contractuels. Rapport d’activité, attestations, certifications, assurances, statuts. Ils donnent les informations vérifiables que vos interlocuteurs viennent chercher en priorité.
- Ce qui existe seulement à l’oral. La raison d’un changement de nom, l’origine d’une implantation, la façon dont un dirigeant explique le métier. Cette part sort d’un entretien avec vos dirigeants, jamais d’un fichier.
Cette collecte affine le tri déjà amorcé plus haut : elle fait apparaître les versions divergentes d’un même chiffre, et les sujets sur lesquels votre entreprise a beaucoup à dire sans l’avoir jamais écrit. Ce dernier point demande du travail de rédaction, le reste relève de la reprise et de la mise en forme.
Dessiner l’arborescence sur les questions de vos visiteurs
Une arborescence calquée sur l’organisation interne paraît logique en réunion : une entrée par direction, une par filière, une par service. Elle devient illisible en ligne, parce qu’un visiteur extérieur ignore comment vous êtes organisés et cherche une réponse à sa question, quel que soit le service qui la détient.
Le plan qui fonctionne se construit à partir de ce que vos visiteurs cherchent vraiment : qui vous êtes, ce que vous faites, où vous êtes implantés, avec qui vous travaillez, ce que vous publiez, comment vous joindre. Les intitulés se choisissent dans les mots de vos visiteurs plutôt que dans votre vocabulaire interne. Une rubrique nommée « nos implantations » se comprend immédiatement, un intitulé de découpage territorial demande un effort au lecteur.
Reste la place à laisser pour la suite. Vous ajouterez une rubrique à chaque mouvement de l’entreprise : une acquisition, une activité nouvelle, un engagement que vous décidez de rendre public. Prévoir dès la construction les emplacements de menu et les modèles de page correspondants coûte peu au moment du projet, et évite une reprise de la navigation entière quand la rubrique arrive vraiment.
Votre nom d’entreprise est la requête qui compte
Le référencement d’un site institutionnel obéit à une logique différente de celle d’un site commercial. Les recherches qui vous concernent portent sur votre nom, votre nom suivi de « recrutement », de « avis », de « adresse », de « direction », et sur le nom de vos dirigeants. Tant que vos pages manquent, ce sont des pages tierces qui répondent à ces recherches.
Deux conséquences pour la construction du site. Vos pages doivent porter votre nom là où un moteur le lit : le titre de chaque page, la présentation, les fiches d’implantation, les intitulés de rubrique. Et vos contenus gagnent à rester sur un seul domaine, celui qui accumule déjà les liens reçus et les mentions dont vous bénéficiez. Un sous-domaine ouvert pour l’occasion recommence ce travail depuis le début.
Une rubrique bien nommée sert aussi ce travail. « Nos métiers », « nos implantations » ou « travailler chez nous » portent des mots que vos visiteurs emploient déjà, quand « Qui sommes-nous » n’en porte aucun. Le positionnement et la mesure d’audience relèvent d’un chantier à part, détaillé sur la page visibilité et performance.
Ce que plusieurs entités changent au projet
Ces décisions valent pour une entreprise qui publie sous un seul nom. Dès qu’un groupe porte plusieurs marques ou plusieurs filiales, le projet gagne une couche supplémentaire : décider quelle entité tient quelle page, quelle information reste identique partout, et qui valide quoi avant publication. Cette couche se tranche avant le design, parce qu’elle change les écrans autant que l’arborescence. La page un site corporate à plusieurs marques et filiales lui est entièrement consacrée.
Les comptes de votre site ouverts à votre nom
Un site institutionnel reste en ligne après le départ de la personne qui l’a lancé, après le prestataire qui l’a construit, parfois après le nom sous lequel il a ouvert. Ce qui décide de sa reprise plus tard, ce sont les comptes sur lesquels il repose.
Nous ouvrons donc au nom de votre entreprise le dépôt de votre nom de domaine, avec un contact administratif interne et une adresse de renouvellement qui reste lisible quand la personne concernée change de poste. Le contrat d’hébergement porte votre raison sociale. Nous créons sur vos adresses les outils de mesure d’audience et les comptes déclarés auprès des moteurs de recherche, et nous y prenons un accès de travail que vous retirez quand vous le décidez. Le certificat qui sécurise vos pages et les boîtes mail rattachées au domaine suivent la même règle.
Le jour où vous changez d’équipe ou d’agence, la reprise se limite alors à un transfert de droits. Cette précaution vous épargne la recherche de la personne qui a ouvert le compte, partie depuis, et la reconstitution d’un historique de mesure introuvable ailleurs.